Plantes médicinales
Les plantes qui soignent
Aux Comores, la médecine par les plantes reste le premier recours de nombreuses familles. Une revue scientifique publiée en 2020 recense 207 espèces utilisées dans l’archipel, dont 9 endémiques. La plupart poussent au pied du volcan, dans les cours et les champs ; d’autres viennent de la forêt.
Arbuste indigène des forêts des Comores, de Madagascar et des Mascareignes.
- Usages traditionnels
- Troubles digestifs, fatigue musculaire, tension. Il entre dans le « thé comorien ». En laboratoire, des extraits de ses feuilles ont montré une activité anti-inflammatoire.
- Préparation
- Infusion de feuilles
Cultivé dans les cours des maisons, au pied du volcan.
- Usages traditionnels
- Toux, digestion, règles douloureuses ; selon les régions, aussi rhumatismes, paludisme et furoncles.
- Préparation
- Infusion de feuilles ; également utilisé en cuisine
Cultivé ou spontané près des villages.
- Usages traditionnels
- Maux de ventre, mal de gorge, mycoses de la peau.
- Préparation
- Infusion de feuilles
Cultivé dans les jardins.
- Usages traditionnels
- L’une des plantes aux usages les plus nombreux de l’archipel : maux d’estomac, coliques, récupération après l’accouchement, grippe.
- Préparation
- Infusion de feuilles ; inhalation contre la grippe
Cultivée en touffes dans les cours.
- Usages traditionnels
- Aide à la digestion ; réputée faire baisser la tension.
- Préparation
- Décoction de feuilles fraîches ou séchées
Arbre introduit, planté dans les cultures.
- Usages traditionnels
- Maux d’estomac, règles douloureuses, accouchement.
- Préparation
- Infusion de feuilles ; décoction avec des clous de girofle
Liane des lisières et des friches.
- Usages traditionnels
- Feuilles contre l’eczéma, les furoncles, l’impétigo et les rhumatismes ; racines contre les vertiges.
- Préparation
- Cataplasme ou décoction selon la partie utilisée
Herbe aiguille
Bidens pilosa
Herbe commune des bords de chemin.
- Usages traditionnels
- La plante aux usages les plus variés de toute la pharmacopée comorienne, selon la revue scientifique de 2020.
- Préparation
- Selon l’usage : infusion, décoction ou cataplasme
Noms comoriens donnés en shingazidja lorsqu’ils sont connus ; ils varient d’un village et d’une île à l’autre.
Comment on les prépare
Infusion
Les feuilles, fraîches ou séchées, sont laissées quelques minutes dans de l’eau très chaude. C’est la préparation la plus courante, celle du « thé comorien », qui mélange plusieurs de ces plantes.
Décoction
Les feuilles dures, les écorces ou les racines sont mises à bouillir dans l’eau, pour en extraire davantage.
Cataplasme
Les feuilles sont écrasées et posées directement sur la peau, pour les plaies, les furoncles ou les douleurs.
Inhalation
On respire la vapeur d’une décoction chaude, la tête couverte d’un linge, contre le rhume ou la grippe.
Ce sont des savoirs traditionnels, pas des conseils médicaux. Une plante naturelle n’est pas sans danger : les chercheurs rappellent que plusieurs espèces utilisées sont toxiques à certaines doses. Femmes enceintes, enfants, personnes sous traitement : demandez l’avis d’un médecin.
Dans le Parc national, on ne cueille rien. Les plantes utilisées au quotidien viennent des jardins et des marchés, jamais de la forêt protégée.
Pendant la montée, demandez à votre guide le nom des plantes que vous croisez et ce qu’on en fait dans son village.